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Reportage France 3 Picardie

Une nouvelle méthode pour mesurer la pollution de la Seine

par Valérie PLOUVIN - publié le

Le laboratoire d’Océanologie et Géosciences étudie le fonctionnement des écosystèmes marins et l’impact de la qualité du milieu sur les organismes aquatiques. Rachid AMARA, professeur à l’université du littoral, développe au sein de ce laboratoire des techniques d’encagement permettant d’exposer les organismes (poissons, moules, etc..) aux conditions du milieu pour mieux appréhender la qualité des habitats. Cette approche de biosurveillance active permet de travailler avec des individus homogènes (de même taille, stade de développement, sexe et de origine génétique) et de maîtriser les conditions d’exposition (site, durée, saison).

Lundi 24 septembre 2018, des flets ((Platichtys flesus)) ont été mis dans des cages dans l’estuaire de la Seine Cette espèce est un poisson plat typique des estuaires, vivant près du fond et se nourrissant de proies (vers, crustacés…) dans le sédiment. Lors de son cycle de vie, cette espèce est amenée à coloniser à la fois les milieux d’eau douce et les milieux salés. Elle utilise ainsi l’ensemble de l’estuaire. C’est donc un modèle biologique intégrateur de la qualité de l’habitat estuarien aux niveaux chimique, physique et hydro-climatique. Cette espèce est donc particulièrement pertinente pour valider des méthodologies exploratoires sur le fonctionnement de populations soumises à des stress environnementaux dans des écosystèmes estuariens, de la zone oligohaline à la zone polyhaline. Après plusieurs semaines d’exposition au conditions du milieu, les poissons sont récupérés et leur état de santé analysé. En comparant les résultats de cette expérience sur différents sites plus ou moins pollués, il est possible de mettre en évidence l’effet de la qualité du milieu aquatique sur ces organismes.

Voir lien reportage France 3

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