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Publication dans Nature Communications

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Comme cela a été mentionné au sein du Vème rapport de l’IPCC, les lacs et réservoirs sont désormais considérés comme étant des composantes importantes du cycle du carbone (C). Pour mieux comprendre le rôle des lacs mais aussi les variations climatiques, il convient de mieux prédire les flux de carbone enfouis dans le sédiment ou bien émis vers l’atmosphère. Pour ce faire, l’outil télédétection a pu être utilisé avec succès pour quantifier plus précisément ces flux de (C). Dans le détail, ces données ont été couplées à des données in situ en vue de générer des modèles quantitatifs plus précis ainsi que des prédictions selon différents scénarios.

- Article publié dans Nature Communications :
Ci-dessous, une publication dans Nature Communications d’un article (Mendoza et al., 2017) porté en partie par Charles Verpoorter.
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Une équipe internationale à laquelle participait un chercheur du Laboratoire d’Océanologie et de Géosciences (LOG, Université du Littoral Côte d’Opale) vient de proposer, à partir de données de télédétection spatiale (GLOWABO) compilées à des mesures in situ et des bases de données préexistantes, une meilleure estimation des flux de Carbone Organique (CO) enfouis à l’échelle globale ainsi que différents scénarios de prédiction en fonction de différents jeux de données. En quoi cela est important ?

L’enfouissement dans les sédiments peut permettre d’éliminer, à court terme, le carbone organique (CO) issu de la biosphère et/ou de l’atmosphère (C), ce qui a fortiori peut empêcher la production de gaz à effet de serre dans les systèmes dits ‘naturels’. Bien que l’enfouissement du CO dans les lacs et les réservoirs soit plus rapide que dans les océans, le taux d’enfouissement au niveau des bassins sédimentaires continentaux demeure encore mal compris. Cette étude a permis de générer pour la première fois une première estimation à l’échelle mondiale et régionale de l’enfouissement en CO au niveau des lacs et des réservoirs. Nous avons couplé des modèles statistiques aux données des surfaces en eau pour estimer un taux d’enfouissement annuel de 0,15 (± 0,06-0,25) Pg.C, dont environ 40% sont stockés dans des réservoirs. Il a aussi été montré que les taux d’enfouissement du CO sont plus élevés pour les régions chaudes et sèches. Enfin, l’enfouissement par les lacs et réservoirs correspondait à environ 20% de leurs émissions totale carbone, ce qui en fait un puits de carbone important et susceptible d’augmenter avec l’eutrophisation par exemple.

-Article publié dans Global Change Biologie :
Ci-dessous, une publication dans Nature Communications d’un article (Hastie et al., 2017) porté en partie par Charles Verpoorter.
Article ici
Une équipe internationale à laquelle participait un chercheur du Laboratoire d’Océanologie et de Géosciences (LOG, Université du Littoral Côte d’Opale) vient de proposer, à partir de données de télédétection spatiale (GLOWABO + in situ) une meilleure estimation des flux de CO2 émis dans l’atmosphère en zone boréale ainsi que des scénarios de prédiction (suite à ces recherches, une augmentation de 107% de FCO2 (émission de CO2) par les lacs est à prévoir en 2100 selon le scénario RCP8.5). En zone boréal les lacs représentent plus de 27% de la superficie totale des lacs du Monde.

Parmi les bases de données utilisées pour ces études : GLOWABO recensait, pour la première fois de manière aussi précise, les informations géographiques et morphométriques de tous les lacs situés sur les terres non glaciaires de la Terre et ayant une superficie supérieure à 0.002 km2. 117 millions de lacs ont ainsi pu être répertoriés, la surface totale de ces lacs couvrant 3,7 % de la surface terrestre. Cette base de données va être très utile aux études visant à mieux évaluer le cycle global du carbone et donc à mieux comprendre le rôle des lacs dans le climat.