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Comprendre la succession planctonique annuelle et ses modifications dans le contexte des changements climatiques passés, contemporains et futurs

par Valérie PLOUVIN - publié le

Universités de rattachement : ULCO, cotutelle avec l’UK (Marine Biological Asssociation)

Directeur de thèse : Grégory Beaugrand (LOG CNRS)

Co-encadrement : Martin Edwards (Marine Biological Association)

Résumé :
Dans les prochaines décennies, le dérèglement du budget radiatif de notre planète pourrait atteindre un niveau tel que les changements climatiques pourraient affecter avec une force inédite la biodiversité marine, le fonctionnement des écosystèmes et les services de régulation et approvisionnement. Les projections actuelles des modèles de circulation océan-atmosphère indiquent que les températures globales pourraient atteindre entre 1.1 et 6.4°C d’ici la fin du siècle. Dans le cadre du scénario du laisser-faire, le réchauffement climatique pourrait être proche des différences observées entre une période glaciaire et un interglaciaire. Bien que le réchauffement entre la dernière période glaciaire et l’Holocène a mis 5000 ans, un réchauffement identique pourrait survenir en un ou deux siècles. Il est par conséquent essentiel de prédire les conséquences potentielles de cette élévation de température sur la biodiversité et le fonctionnement des écosystèmes. L’objectif de cette thèse est de comprendre l’impact du réchauffement des températures sur la succession planctonique saisonnière, un phénomène qui conditionne la productivité marine et par conséquent la pêche. Dans un premier, nous étudierons la succession planctonique saisonnière dans différentes régions océaniques grâce aux données acquises par le Continuous Plankton Recorder (CPR), le plus grand programme de suivi du plancton au monde. Dans un deuxième temps, nous modéliserons ce phénomène en utilisant la théorie macro-écologique sur l’organisation de la vie (théorie METAL). La modélisation du phénomène et son test dans de nombreux bassins océaniques et de nombreuses mers nous permettra ensuite de valider notre approche et d’utiliser nos modèles pour comprendre l’influence des changements climatiques passés, présents et futurs sur ce processus clef pour le fonctionnement des écosystèmes et les services écosystémiques. La thèse sera dirigée par Dr Grégory Beaugrand (Laboratoire d’Océanologie et de Géosciences) et Pr Martin Edwards (Marine Biological Association). Le premier laboratoire a mis en place la théorie METAL et le dernier laboratoire dirige actuellement le programme CPR. Les deux encadrants ont contribué aux derniers rapports du GIEC.